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Le Comité d’étude sur le vieillissement a été institué en 2001. Il a pour mission
d’évaluer les conséquences du vieillissement sur les finances publiques. Chaque année, il réactualise ses prévisions. Son rapport annuel est épluché par le gouvernement dans les détails. Il doit
aider ce dernier à prendre les mesures qui s’imposent pour l’avenir.
Depuis quelques années, son rapport annuel comprend aussi un chapitre consacré à la "soutenabilité sociale" du vieillissement. En clair, les experts tentent de déterminer dans quelle mesure le système de pensions garantit une vie décente aux retraités. C’est le cas ? Réponse en deux temps. C’est un fait : le taux de remplacement (c’est-à-dire l’écart entre le dernier salaire et la pension) est l’un des plus faibles d’Europe. Si l’on considère seulement les revenus disponibles, le risque de pauvreté des personnes de plus de 65 ans est, et de loin, supérieur à la moyenne nationale : 21 % des pensionnés vivent sous le seuil de pauvreté alors que ce pourcentage est de 15 % pour l’ensemble de la population belge.
Ces chiffres sont cependant à relativiser. Car les pensionnés belges sont, dans leur grande majorité, propriétaires de leur habitation, et n’ont plus d’emprunt à rembourser. En intégrant le "loyer imputé", le seuil de pauvreté redescend à 13,2 %. Soit à peu près le taux de pauvreté global.
Source : V.R., Lalibre.be : link
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