Mercredi 17 février 2010
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Social. À l'appel d'une intersyndicale, les retraités suivront le mot d'ordre
national et manifesteront le 24 février.
À l'appel des syndicats GCT, FO, FSU, Unsa, CFDT, CFTC et FOR (fonction publique
retraites), les retraités seront dans la rue le 24 février. Voilà plusieurs mois que les retraités tirent la sonnette d'alarme sur leur pouvoir d'achat réduit à la portion de plus en plus
congrue. Au plan national, « Le pouvoir d'achat des retraités a pris un retard considérable à la fois sur les salaires et sur l'inflation. Et ce n'est pas le report de l'augmentation au 1er avril
qui va arranger les choses », déplore Gérard Petit, responsable de la section des retraités CGT.
Hier, lui et ses collègues de l'intersyndicale ont longuement détaillé leurs inquiétudes et sont revenus sur leurs revendications. « Les retraités ne sont pas une charge pour la société mais des
citoyens à part entière qui jouent leur rôle dans l'économie », a-t-il d'abord rappelé, lassé « des opérations ponctuelles de fausse solidarité qui s'apparentent plus à de la charité, du
paternalisme voire de l'infantilisation. Ce dont les retraités ont besoin, c'est de droits définis, acquis durant leur période d'activité ». Selon les mêmes, cet ensemble de droits obtenus et
garantis par le système de répartition est de plus en plus attaqué par les lois de l'économie de marché. Économie pour laquelle prime la notion de rentabilité.
Au plan national, le montant de la pension moyenne s'élève à 1 212 € (1 598 € pour les hommes et 990 € pour les femmes). Dans l'Aude, département pauvre, la pension moyenne est de 900€. Chez les
femmes, plus particulièrement chez les anciennes salariées de l'agriculture, les retraites ne dépassent pas les 300 € mensuels. Sans pension complémentaire, voire sans retour épisodique à temps
partiel à l'emploi (ce que prône le gouvernement aujourd'hui), comment vivre avec si peu ? Mais est-ce bien juste pour celles et ceux qui ont fait leur temps d'actif ? « Les projets de réforme
successive n'ont qu'un seul objectif : faire l'économie des retraites. Le gouvernement cynique dit qu'on peut aujourd'hui combiner une retraite et un emploi. Pas question de faire des petits
boulots ! Nous nous battons pour conserver et améliorer le système actuel basé sur la solidarité intergénérationnelle par répartition », appuie Louis Bigot (FO).
Parmi les droits les plus menacés, c'est l'accès aux soins qui est pointé. Des difficultés inhérentes « au désengagement de la sécurité sociale ». Autre préoccupation : la prise en charge des
personnes âgées en perte d'autonomie. Le 24 février, les manifestants rediront aussi leur attachement au service public.
Source : La Dépêche
Publié dans : En France
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