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Retraites des religieux (ses)

Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /2010 14:35

-bureaucratieC’est totalement dépitée, à force d’être confrontée à  des institutions qui ont bien failli avoir raison de ma santé mentale, que je vais vous narrer  l’histoire d’une demande de pension de réversion.

J’ai vécu pendant quinze ans avec un homme que j’ai aimé de toute mon âme.

Nous avons été mariés pendant douze ans ;  nous nous sommes séparés et avons divorcé, d’un commun accord, en 1990.

Une grande tendresse nous unissait et, quoiqu’il m’arriva dans l’existence, je savais pouvoir compter sur sa disponibilité, sa gentillesse et sa générosité.

Les mois de juillet et août 2009 furent des mois difficiles affectivement car Ernst (mon ex) souffrait d’un cancer qui l’emporta en à peine plus de deux mois, le 14 août 2009 précisément.

A mon retour des obsèques (le 19 août 2009), ma gentille voisine m’informa qu’en tant qu’ex-épouse non remariée -  et mon mari étant non remarié également – j’avais droit à une pension de réversion.

Décidément, Ernst allait encore une fois être mon ange gardien et me sauver la mise.

 

J’avais en mémoire qu’il percevait une retraite CRAMCO ainsi que des complémentaires PROBTP et AGIRC-ARRCO de IRSEA et CAPICAF Groupes MALAKOFF et PREMALLIANCE.

Je suis d’accord, c’est déjà très compliqué !

3 Septembre 2009 : je me rends au CICAS de la ville la plus proche (60 km aller-retour).

La personne qui me reçoit me dit que l’entretien ne peut avoir lieu, qu’il faut que je prenne rendez-vous en téléphonant au 0820200189. Je m’empresse de lui dire qu’elle peut d’ores et déjà me donner une date ? Ce à quoi elle répond que l’appel est indispensable pour que soient officialisés la date de la demande ainsi que le point de départ de mon premier paiement.

Aussi tôt dit, aussitôt fait. J’appelle le numéro en question au sortir de l’agence.

« Vous devez également nous fournir un acte de décès, un extrait de naissance du défunt ainsi que de vous-même, un RIB, afin  que vous soit adressé un dossier de demande de réversion pour chaque caisse de retraites complémentaires. »

7 Septembre 2009 : appel à PREMALLIANCE Grenoble pour avoir confirmation du détail  des versements trimestriels au titre des dites retraites. L’opératrice me dirige vers une plate-forme téléphonique : 0974501501 que j’appelle le même jour.

15 Septembre 2009 : dépôt des documents demandés par le CICAS pour que me soient adressés les demandes de PR.

20 Septembre 2009 : réception d’un premier dossier à compléter – adressé par le CICAS –

26 Septembre 2009 : Envoi du dossier au CICAS en courrier RAR.

23 Octobre 2009 : réception d’un deuxième dossier à compléter, cette fois adressé par le Groupe PREMALLIANCE de BALMA (31136), soit un mois et demi après mon premier appel .

26 Octobre 2009 : envoi du deuxième dossier (accompagné des pièces justificatives) par courrier RAR à PREMALLIANCE Centre de BALMA qui d’ailleurs accuse réception au 28/10/2009.

16 Novembre 2009 : je trouve dans ma BAL  une troisième demande adressée par BALMA ?

Je m’empresse d’appeler la plate-forme au 0974501501. L’opératrice me dit de détruire : le dossier est un triplon.

07 Décembre 2009 : appel au 0974501501 pour savoir où en est l’étude du dossier envoyé le 26/09/2009. L’opérateur me dit que mon dossier est en cours au 30/11/2009 et que la décision ne saurait tarder !

Attendez une semaine, me dit ce dernier, et rappelez.

17 Décembre 2009 : la décision se faisant encore attendre, nouvel appel au 0974501501. L’opératrice me redit que mon dossier est en cours et que la décision ne saurait tarder.

Je ne me contente pas de cette réponse ; je m’impatiente.

S. mon interlocutrice, face à mon insistance, me dit qu’elle va faire intervenir une personne de son service ayant compétence à appeler le centre PREMALLIANCE de Balma sur une ligne directe. Qu’après cette démarche, quelqu’un (de Balma) m’appelle à mon domicile pour m’informer du devenir de mon dossier.

Attendez une semaine, me dit cette dernière, et rappelez.

23 Décembre 2009 : le grand silence… je rappelle le 0974501501. Mon nouvel interlocuteur me dit qu’une « relance » a été faite. Tel n’est pas ce qui avait été prévu lors de mon précédent appel !

Le même jour, je trouve dans ma BAL deux nouveaux dossiers de demande de PR et deux demandes de pièces complémentaires à fournir à renvoyer à MARSEILLE !

Je réexpédie les dossiers à Marseille avec une lettre explicative. Pas de réponse.

Cinq dossiers pour une demande… dont pas un n’est validé, sur les deux envoyés, près de trois mois plus tard !

04 Janvier 2010 : nouvel appel au 0974501501 : L., mon nouvel interlocuteur, m’informe que le dossier est en cours et qu’il attend sa décision !

Là, j’avoue humblement que je pète un câble.

Je ne me contente pas de sa réponse et exige qu’un appel soit passé à Balma. Ce que fait quelqu’un de son service. Le dossier (reçu le 28/10/2009) est égaré, Balma ne le retrouve pas ! JE CRAQUE !

Attendez une semaine et rappelez me dit L.

08 Janvier 2010 : en désespoir de cause je téléphone au CICAS (0820200246) pour leur demander où ils ont adressé le dossier complet du 28/10/2009, destiné à PREMALLIANCE.

Mon interlocutrice me dit qu’il a été adressé au 485 avenue du Prado à Marseille et que, bien que l’action du CICAS se limite à mettre en relation les complémentaires, elle va faire intervenir sa responsable de service pour qu’elle téléphone directement. Je serais rappelée pour la suite à donner, à savoir si PREMALLIANCE a retrouvé un des dossiers ou si je dois en remplir un autre.

Pas de rappel à mon domicile à ce jour.

11 Janvier 2010 : Comme je n’avais pas de nouvelles ni de PREMALLIANCE ni du CICAS, je rends visite à Monsieur Google qui me donne gentiment les coordonnées téléphoniques de IRSEA (origine des trois derniers dossiers envoyés) à Marseille.

Vous me suivez toujours ?

J’appelle Marseille (04 91 16 14 14) et exige d’avoir un responsable.

Je suis mise en relation avec Mme L.  Cette dernière me dit qu’il n’y a pas trace de mon dossier ni à Marseille ni à Balma… que IRSEA Marseille n’est qu’une BAL. Le dossier, s’il n’a pas été perdu, a dû être envoyé à la CAPICAF de GRENOBLE ( !) dont dépendait Ernst.

Mme LECCIA me dit qu’elle s’occupe de retrouver sa trace en passant quelques coups de fils et me rappelle.

Une heure après Mme L. me téléphone et m’informe que le dossier – qui dépend de l’AGIRC -  a été retrouvé à TOULOUSE ! Un certain Monsieur O’K. s’en occupe ; la DAL est en anomalie. M. O’K. me rappelle et/ou, à défaut, Mme L. me laisse son numéro.

A ce stade, je suis moi-même en anomalie !

 

12 Janvier 2010 : comme je ne suis pas rappelée, je tente le coup auprès du numéro laissé par Mme. L. et appelle M. O’K.

La tonalité est ok, personne ne décroche et, pour finir : la communication est coupée court plusieurs fois de suite !

13 Janvier 2010 : Idem.

En désespoir de cause je rappelle Mme. L. qui me donne un nouveau numéro auquel appeler O’K. Processus identique que le numéro précédent.

Je tente un appel à PREMALLIANCE Grenoble (puisque Ernst était payé dans cette région).

Je suis mise en relation avec Mme P., service retraites, qui me confirme l’adhésion à AGIRC & ARRCO de Ernst et donc une retraite complémentaire du Groupe MALAKOFF et CAPICAF.

Cette dernière appelle le Centre de TOULOUSE pour avoir des précisions sur l’anomalie et accélérer la décision de mon dossier.

Le responsable de service de Toulouse l’informe que l’anomalie est informatique et qu’elle empêche le paiement de la pension de réversion !

A ses dires, le responsable me rappelle demain jeudi 14/01/2010 pour me proposer un chèque en attendant le déblocage ?

S’il y a anomalie il y a problème ; s’il y a problème il y a solution ; je veux que cette affaire soit solutionnée une bonne fois pour toute !

Des dossiers qui vont de Grenoble à Balma, puis de Balma à Marseille, puis de Marseille à Grenoble, puis de Grenoble à Toulouse… pour finir en anomalie informatique ! Comme si personne n’avait pu le détecter jusque là en consultant mon dossier à l’écran…

Ne pensez-vous pas que l’anomalie réside dans le parcours, initialement ?

Pourquoi ne va-t-on pas à l’essentiel ? Cela coûterait moins cher en moyens humains et financiers ?

Quatre mois ! Quatre mois de démarches, d’appels téléphoniques tous azimuts et d’explications souvent confuses et contradictoires  pour une affaire encore à suivre, de quoi vous rendre dingue !

16 janvier 2010 : Je n’ai pas été contactée par le responsable de service de Toulouse, je ne reçois pas le supposé chèque d’acompte mais un courrier me disant que je n’ai pas retourné mon dossier de PR., accompagné d’un sixième dossier de demande réversion de retraite complémentaire à retourner, devinez où :

CAPICAF-GRENOBLE

47 Avenue Marie-Reynoard

38067 GRENOBLE CEDEX

Bien entendu la personne qui envoie ce dossier ne donne ni son nom ni son numéro de ligne directe.

Je dois rappeler la plate-forme téléphonique au 0974 501 501 !

Retour à la case départ !

Là je ne suis plus sereine du tout ! Je retourne à  ma méditation !

Auteure : Cézal Gloiret (blog)

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Publié dans : En France
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