Partager l'article ! France : Après la défaite, les retraites: Au lendemain de la défaite, la réponse de l'Elysée est claire : le cap est maintenu, ...
Les articles mentionnés dans ce site reprennent leur nom d'auteur (si connu ou mentionné)
ainsi que leur source ou leur origine.
Si toutefois l'auteur ou l'éditeur souhaite ne pas voir paraître son article ici,
il sera retiré immédiatement.
Au lendemain de la défaite, la réponse de l'Elysée est claire : le cap est
maintenu, la réforme des retraites, a priori explosive, est même portée au rang de priorité des priorités. Cette réponse peut paraître paradoxale, voire folie ! Les Français ne viennent-ils
pas de condamner la frénésie réformatrice et désordonnée du chef de l'État ! Les syndicats n'appellent-ils pas aujourd'hui même à manifester contre cette réforme justement. Le président
aurait-il enfin oublié 1995 - quand la rue devait obliger Juppé à capituler.
Visiblement, de tout cela, Nicolas Sarkozy n'en a cure. Il est déterminé à la mener à bien... et il a raison. L'incertitude qui règne autour de l'avenir de notre système de retraite est un véritable poison pour notre économie. Elle génère, chez tous, anxiété et inquiétude. Elle freine inutilement la consommation et alimente, tout aussi inutilement, le bas de laine des Français. Elle aggrave le trou des finances publiques. Les Français savent, dans leur très grande majorité, que le système actuel n'est plus viable, que dans tous les pays européens, des réformes ont été engagées pour tenir compte du vieillissement. Bref, il y a, sur le diagnostic, un très large consensus.
Tout le monde sait aussi que l'on ne peut agir que sur quelques variables - l'âge de départ à la retraite, la durée et le montant des cotisations, le niveau
des pensions pour l'essentiel. Alors, bien sûr, une réforme des retraites est nécessairement "douloureuse". Elle est socialement difficile à accepter. Il importe donc de la mener avec un souci de
justice sociale, avec professionnalisme et doigté aussi. En maintenant Fillon à Matignon et en nommant Woerth au Travail, le chef de l'Etat s'en donne les moyens. Le premier, père de la réforme
de 2003, est un expert ès retraites, le second a démontré au Budget et à la Fonction publique un savoir-faire dans les relations avec les fonctionnaires. Cette réforme est aussi un gage donné à
l'électorat de la majorité et un piège pour un PS qui se voudrait responsable. L'habileté est politique aussi.
Source :
Erik Izraelewicz, directeur des rédactions de La Tribune La Tribune.fr : link
Derniers Commentaires