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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 15:50

Source : Vincent Collen, lesechos.fr : link

 

Les Echos Le chiffre de l'inflation publié hier devrait conduire à relever les pensions de 2 %. Prestations familiales et aides au logement ne progresseront que de 1 %.


L'inflation de 2,1 % constatée par l'Insee en 2011 (lire ci-dessus) aura des conséquences directes sur la hausse de nombreuses prestations sociales en 2012. A commencer par les pensions de base versées aux 15 millions de retraités du secteur privé et de la fonction publique. Elles sont revalorisées tous les ans au 1 er avril, au même rythme que l'inflation -leur pouvoir d'achat est donc stable en principe. Cette année, la hausse devrait atteindre 2 %, sous réserve d'une confirmation de l'inflation prévisionnelle de 2012, en mars, par la Commission économique de la nation.

Comment obtient-on ce chiffre ? On tient compte de la prévision d'inflation pour 2012 -1,7 % -et on corrige de l'écart constaté (dans un sens ou dans l'autre) pour l'année précédente entre la hausse des prix définitive relevée par l'Insee et celle qui était prévue au moment où l'augmentation des pensions avait été calculée. En l'occurrence, l'écart à rattraper est de 0,3 point.

Mesures d'économies

Les perspectives de revalorisation sont moins bonnes pour les bénéficiaires des prestations familiales et des aides au logement. En novembre, le gouvernement a annoncé que les allocations familiales seraient gelées pendant trois mois. La revalorisation n'interviendra qu'au 1 er avril, comme pour les pensions, alors qu'elle était effective le 1 er janvier jusqu'à présent. En outre, ces prestations versées par les caisses d'allocations familiales ne seront relevées que de 1 % en 2012. Une économie de 400 millions d'euros pour cette année et d'un demi-milliard en 2013, décidée dans le cadre du deuxième plan de rigueur pour réduire les déficits.

C'est la première fois depuis le plan Juppé, en 1996, que ces prestations augmentent moins vite que le coût de la vie. La population concernée est très large : plus de 6 millions de bénéficiaires pour les aides au logement, 4,4 millions pour les allocations familiales ou encore près de 3 millions pour l'allocation de rentrée scolaire, versée en été. L'opposition n'a pas manqué de dénoncer un coup porté au pouvoir d'achat des ménages, notamment des plus modestes, puisque de nombreuses prestations sont versées sous conditions de ressources. Le gouvernement rétorque qu'il s'agit de compléments de revenus. La perte de pouvoir d'achat est donc moins pénalisante, argumente-t-il, que pour les revenus de remplacement comme les retraites ou les minima sociaux, qui, eux, continuent à progresser au rythme de l'inflation.

Vincent Collen, Les Echos

Publié dans : En France
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