Partager l'article ! Grande-Bretagne : nouveau durcissement en vue: Au Royaume-Uni, l'âge légal de la retraite est fixé à 65 ans pour les hommes et à ...
Les articles mentionnés dans ce site reprennent leur nom d'auteur (si connu ou mentionné)
ainsi que leur source ou leur origine.
Si toutefois l'auteur ou l'éditeur souhaite ne pas voir paraître son article ici,
il sera retiré immédiatement.
Au Royaume-Uni, l'âge légal de la retraite est fixé à 65 ans pour les hommes et à
60 ans pour les femmes. La loi prévoit une harmonisation à partir de 2020, à 65 ans, et un passage progressif à 68 ans d'ici à 2046. Cela dit, le nouveau gouvernement veut aller plus vite. Pour
l'instant, leur plate-forme de coalition avec les libéraux-démocrates annonce un recul l'âge de la retraite à 66 ans, quoique « pas avant 2016 pour les hommes et 2020 pour les
femmes ». Il y a de fortes chances toutefois que la hausse intervienne avant l'échéance fixée par la précédente administration (2026). « Et il est probable que le
gouvernement prépare le terrain à d'autres augmentations rapidement, poursuit Laith Khalaf, spécialiste des retraites chez Hargreaves Lansdown. La plupart des think tanks pensent qu'il
faut déjà préparer le terrain à un départ à 70 ans. » Alors que l'attribution d'une pension complète récompensait 44 années de cotisations pour les hommes et 39 pour les femmes, la
durée a été abaissée en 2010 à 30 ans pour diminuer les inégalités et améliorer les pensions des femmes, et en récompense d'efforts demandés depuis le début de la réforme des retraites en
2002.
Pour l'instant, le sujet des retraites est loin d'être le plus problématique pour les dirigeants du Royaume-Uni. L'âge est déjà fixé à 65 ans et les reculs ne sont pas pour l'immédiat. En outre, la population perçoit un problème d'employabilité des seniors mais pas avec la même acuité qu'en France. Cela dit, les inégalités croissantes entre les retraites des salariés du privé et ceux du secteur public commencent à échauffer les esprits. « Les fonctionnaires obtiennent une retraite complémentaire de leur employeur calculée sur la base de leur dernier salaire, quand les salariés du privé ne se voient plus offrir cette prestation », explique Laith Khalaf. Le vice-Premier ministre, Nick Clegg, a déclaré cette semaine que cela ne pouvait pas durer. Le sujet d'inquiétude le plus médiatisé est celui des retraites offertes par les entreprises privées qui rognent sur leurs engagements. Elles contribuent beaucoup plus qu'en France au montant des pensions versées.
Source : Nicolas Madelaine, lesechos.fr : link
Derniers Commentaires