Samedi 27 février 2010
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Vieillesse. Colocation ou cohabitation : des alternatives à la maison de
retraite.
Avec l'allongement de la durée de vie et une natalité encore trop faible, la France vieillit. En plus de la question du financement des retraites, cette évolution pose aussi le problème de
l'habitat des personnes âgées.
Entre le maintien à domicile, rendu souvent difficile par la perte d'autonomie,
et les maisons de retraite, qui font parfois peur aux familles, des voies intermédiaires existent. C'est justement pour discuter de ce sujet que la mairie de Toulouse a organisé, hier, une
conférence à la salle du Sénéchal. Parmi les nouvelles formes d'hébergement pour seniors présentées à la petite centaine de participants, deux devraient particulièrement se développer dans les
années à venir.
La colocation. Déjà très répandue chez les étudiants, cette pratique pourrait
bientôt s'étendre aux seniors. « La colocation permet d'abord de réduire les frais, car beaucoup de personnes ont des petites retraites. Mais surtout, vivre à plusieurs dans un appartement ou une
maison, c'est partager des moments de convivialité et éviter la solitude », explique Christiane Baumelle, de l'association Cocon 3S, qui organise des « colocs » pour le troisième âge. Trois « s »
comme seniors, solidarité, solo. Car la plupart de ceux qui optent pour cette forme d'habitat sont divorcés ou célibataires. « L'idée, c'est de louer ou d'acheter un logement à plusieurs quand
tout va bien, pour gérer ensuite les problèmes de la vieillesse collectivement », ajoute Christiane Baumelle.
La cohabitation intergénérationnelle. Ou comment répondre au problème du
logement des jeunes en luttant contre la solitude des personnes âgées. De nombreux retraités vivent seuls dans de grandes maisons, et peuvent, en échange de petits services et d'une présence
amicale, accueillir gratuitement des étudiants. « Il ne s'agit pas de substituer les jeunes aux services d'aide à domicile, mais de permettre aux seniors isolés d'avoir quelqu'un de confiance
chez eux, avec qui ils peuvent discuter et rigoler », explique Nathalie Besse, de l'association Harmonie. « Plus on vieillit plus on a besoin de l'autre. La cohabitation intergénérationnelle
recrée le lien social qui peut manquer au troisième âge, mais aussi à certains étudiants », conclut-elle.
Source : Hugo Clément, La Dépêche
Publié dans : En France
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