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Retraites des religieux (ses)

Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /2010 19:19
Quebec-seule-patrieLa moitié de la hausse du fardeau fiscal des Montréalais s’explique une cotisation supplémentaire de 90 millions de dollars pour renflouer le régime de retraite des employés municipaux. Ce n’est pas banal, parce qu’on sait que les employés du secteur public, et particulièrement ceux des municipalités, bénéficient des meilleurs régimes de retraite et que ce sont les contribuables qui sont en train de payer la note.

Après 25 ans de service, un pompier à l’emploi de la ville de Montréal a droit à sa pleine pension et à une prestation de raccordement qui représentent 60 % du salaire de ses trois meilleures années. Ce pompier pourrait théoriquement prendre une retraite précoce et confortable à moins de 50 ans. Un col bleu de la ville de Montréal devra travailler pendant 30 ans pour avoir droit à sa pension et à sa prestation, mais ces deux versements portent son revenu à 70 % de celui qui a été encaissé pendant les trois meilleures années.

Voilà pourquoi et pour qui les contribuables montréalais devront payer des taxes supplémentaires. C’est scandaleux compte tenu que l’immense majorité des travailleurs du secteur privé n’ont aucun régime de retraite et que ceux qui en ont un se retrouvent dans une situation incertaine et préoccupante. Aujourd’hui même, un institut de recherche évaluait à plus de 160 milliards de dollars la perte de valeur des caisses de retraite privées au Canada depuis deux ans.

Cela pose aussi une autre question soulevée hier par l’ex ministre Claude Castonguay et l’économiste Mathieu Laberge pour le CIRANO, ainsi que par Ian Irvine et Paul Daniel Muller pour TVA et Sun Media. Les Québécois raccrochent leurs patins beaucoup plus rapidement que les autres Canadiens. Entre 55 et 59 ans, les deux tiers des Québécois sont toujours actifs sur le marché du travail contre 71,5 % de l’ensemble des Canadiens. Entre 60 ans et 64 ans, l’écart est de 12 points de pourcentage. Ce n’est pas étonnant que le Québec soit un peu plus pauvre que la majorité de ses voisins.

Le coût pour le Québec est énorme. D’abord, les fonctionnaires qui ont des régimes de retraite leur permettant un départ rapide du marché du travail coûtent cher aux contribuables. Les Montréalais peuvent en témoigner aujourd’hui.

Surtout, cela veut dire moins de production, moins de consommation, moins de taxes récoltées et des cotisations moindres au Régime des rentes du Québec. Tout cela dans un contexte où il y a 700 000 postes à combler avec la retraite des premiers babyboomers.

Faut-il décourager pour autant les retraites anticipées ? C’est un nid de vipères car tous les emplois ne sont pas aussi exigeants et il faut respecter la liberté individuelle. Néanmoins, je crois qu’il faudrait immédiatement faire passer l’âge légal de la retraite de 65 à 67 ans. S’il faut respecter le choix d’une personne qui veut quitter son emploi, je trouve stupide qu’on oblige un travailleur à quitter à partir d’un certain âge. La liberté, ça vaut dans les deux situations.

Source : Pierre Duhamel - Canoé
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Publié dans : Au Québec
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Commentaires

on sent la patte du professionnel qui crée un site. Infos intéressantes pour une future retraitée.
Commentaire n°1 posté par Beryle Ganicat le 14/01/2010 à 19h42
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