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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /Mai /2010 17:30

Bloc quebecoisEn 2001, plus de 270 000 personnes âgées, dont 68 000 Québécoises et Québécois parmi les plus vulnérables de notre société, étaient privées de prestations alors qu’elles y avaient droit. Plusieurs ignoraient jusqu’à l’existence du Supplément de Revenu Garanti.

 

Dans la foulée des manifestations menées cette semaine par les groupes de défense des droits des aînés afin d’améliorer le programme de Supplément du revenu garanti (SRG), le Bloc Québécois a déposé fin avril un projet de loi visant à combler les importantes lacunes qui subsistent toujours au sein du programme.

« Depuis le début des années 2000, le Bloc Québécois s’est fait le porte-parole à Ottawa des personnes âgées les plus démunies lorsqu’il a soulevé les nombreux problèmes liés au Supplément de revenu garanti, problèmes qui font en sorte qu’aujourd’hui encore, des milliers d’aînés à faible revenu sont privés chaque année de milliers de dollars auxquels ils ont droit », a rappelé la porte-parole du Bloc Québécois en matière d’aînés et d’accès à l’information et députée de Châteauguay—Saint-Constant, Carole Freeman, lors d’une conférence de presse.

La députée était accompagnée à cette occasion du président du réseau FADOQ, Jean-Claude Grondin; de la présidente de l’Association des retraitées et des retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ), Mariette Gélinas; du représentant de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR), Alain Tanguay et de la présidente de l’Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP), Madelaine Michaud. Le projet de loi bénéficie également de l’appui du NPD et des libéraux.

 

Pour offrir un minimum de dignité

 

Le projet de loi du Bloc Québécois prévoit la pleine rétroactivité des montants dont les prestataires ont été privés en raison des problèmes liés à la gestion du programme, une hausse de 110 dollars par mois des montants accordés en vertu du SRG, une hausse de l’allocation au survivant au même niveau que les prestations du SRG, l’inscription automatique pour les personnes de 65 ans et plus qui y ont droit ainsi que le versement des prestations pour une période de six mois pour les conjoints des prestataires après leur décès.

« En 2001, plus de 270 000 personnes âgées, dont 68 000 Québécoises et Québécois parmi les plus vulnérables de notre société, étaient privées de prestations alors qu’elles y avaient droit. Plusieurs ignoraient jusqu’à l’existence du SRG. De concert avec les groupes de défense des retraités et des aînés, nous avons vigoureusement dénoncé les irrégularités du programme, ce qui a permis de résoudre certains des problèmes liés à l’accès aux prestations. Mais des problèmes extrêmement sérieux demeurent, notamment en ce qui concerne les montants qui sont dus de façon rétroactive ou encore au sujet de la hauteur des prestations. Il en coûterait 940 millions de dollars par an pour mettre en œuvre les recommandations que nous soumettons aujourd’hui, ce qui permettrait d’offrir une dignité minimale à un million de pensionnés au Québec et au Canada », a conclu Carole Freeman.

 

Source : Bloc Quebecois, AmeriQuebec.net : link

Publié dans : Au Québec
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