Partager l'article ! Retraite des femmes : la situation n'est pas prête de s'améliorer: Toutes générations confondues, les femmes perçoivent aujourd’hui ...
Les articles mentionnés dans ce site reprennent leur nom d'auteur (si connu ou mentionné)
ainsi que leur source ou leur origine.
Si toutefois l'auteur ou l'éditeur souhaite ne pas voir paraître son article ici,
il sera retiré immédiatement.
Toutes générations confondues, les femmes perçoivent
aujourd’hui en moyenne une retraite inférieure de 43 % à celle des hommes.
En 2007, la totalité des « retraites personnelles » (hors pension de réversion) perçue par une femme s’est élevée à 799 euros contre 1 396 euros pour un homme. Il existe en outre de fortes disparités d’un régime à l’autre : si le montant des pensions versées aux femmes par le régime de base des salariés (CNAV) est inférieur de 28 % à celui des hommes, cette différence atteint 42 % pour les retraites complémentaires versées par l’Arrco et 58 % pour celles versées par l’Agirc, à laquelle seuls les cadres sont affiliés. Dans la fonction publique d’Etat (hors militaire), la différence n’est "que" de 15 %.
Certes, cet écart se réduit légèrement pour les nouveaux retraités du fait de l’augmentation du taux d’activité des femmes et de la montée en charge des avantages familiaux. Mais, le Conseil d’orientation des retraites estime que les disparités entre hommes et femmes « ne devraient pas disparaître à un horizon prévisible». Pour la génération 1965/1974, la différence pourrait ainsi atteindre 37 % pour les salariés du secteur privé et 13 % pour ceux du public !
La persistance des inégalités salariales entre les hommes et les femmes est évidemment un premier élément d’explication. Dans le secteur privé, les femmes touchent en moyenne un salaire inférieur de 20 % à celui des hommes pour une activité à temps complet (14% dans la fonction publique). Surtout, l’augmentation de l’activité féminine s’est notamment accompagnée du développement du travail à temps partiel, plus souvent subi que choisi. Plus de 30 % d’entre elles travaillent à temps partiel (5 % pour les hommes). Cela pèse sur leurs droits à retraite en terme de salaire mais aussi de durée validée. Ainsi, en cas de temps partiel très réduit, elles ne vont pas pouvoir valider 4 trimestres par an, alors qu’elles ont travaillé toute l’année. Enfin, les femmes interrompent plus souvent leur activité que les hommes pour élever leurs enfants.
Conséquence : les femmes acquièrent moins de droits à retraite. Ainsi seules 44 % des femmes avaient validé une carrière complète en 2004, contre 86 % des
hommes. Dans le régime général et les régimes alignés, elles sont ainsi deux fois et demi plus nombreuses que les hommes à faire liquider leur
retraite à 65 ans. La raison ? A cet âge, elles peuvent automatiquement bénéficier du taux plein sans avoir à justifier d’une durée d’assurance minimale et peuvent alors prétendre au minimum
contributif (645 € par mois avec au moins 120 trimestres d’assurance). D'ailleurs, les deux tiers des
bénéficiaires du minimum contributif sont… des femmes.
Source : Capital.fr
Derniers Commentaires