Partager l'article ! Suisse : Retraites : Un compromis entre répartition à la française et capitalisation à l'anglo-saxonne: Les retraites en Suisse, les frontali ...
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Les retraites en Suisse, les frontaliers connaissent. Le point sur un système
mixte.
65 ans pour les hommes, 64 ans pour les femmes.
Science du compromis suisse oblige, les deux ! Historiquement, il n'existait qu'un dispositif, l'AVS (Assurance Vieillesse et Invalidité), un système de répartition à la française mis en place après la Deuxième Guerre mondiale. Les salariés d'une génération payaient les retraités de la même génération. Mais en 1985, anticipant les difficultés de ce sytème, un pas a été fait vers la capitalisation à l'anglo-saxonne, avec la mise en place d'un deuxième pilier, celui des caisses de prévoyance. Puis un troisième sur des bases complètement privées.
Grâce au premier pilier, chaque travailleur est sûr d'avoir au moins
une pension minimale de 1 140 CHF (814 euros) et maximale de 2280 CHF par mois (1628 euros), à condition d'avoir fait ses années. Ce qui ne suffit pas pour vivre en Suisse. La retraite est donc
complétée par le deuxième pilier. Les employés qui gagnent plus de 20 520 CHF (14 657 €) par an, - autant dire tous les salariés - doivent cotiser selon un pourcentage du salaire allant de 7 % de
25 à 34 ans à
18 % entre
55 et 65 ans. L'employeur met au moins la même participation, voire plus pour certaines sociétés. Cet argent est ensuite placé en bourse par des caisses de prévoyance, qui le reversent aux
salariés une fois l'âge de la retraite atteint. Il y a enfin le troisième pilier pour les plus riches qui peuvent prendre des assurances-vie...
Si un pays l'avait trouvé en Europe, cela se saurait. Le modèle suisse est moins égalitaire que le français, il est en outre aussi tributaire des aléas des marchés boursiers. Depuis quelques années, le deuxième pilier baisse ainsi régulièrement. Les caisses de prévoyance arguent des difficultés sur les marchés pour diminuer les rentes versées aux salariés. De 4 % il y a encore quelques années, elles sont à 2 % aujourd'hui. En outre, le financement de l'AVS fait régulièrement débat, et de multiples votations ont eu lieu ces dernières années sur son avenir. La panacée n'existe pas.
Source : Sébastien Colson, ledauphine.com : link
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